un vrai atout pour ton produit !
Étiquette produit alimentaire : un vrai atout pour ton produit !
Ton produit mérite mieux qu’une étiquette faite « avec les moyens du bord ».
Tu le connais par cœur, ton produit. Tu sais combien d’heures il y a derrière, le nombre d’essais ratés avant de trouver LA bonne recette (et de nuits un peu courtes aussi, avouons-le). Bref, tu y as mis toute ton âme et ton savoir-faire.
Et puis il y a l’étiquette. Celle que tu as faite un dimanche soir, la veille du lancement, sur un logiciel gratuit, en te disant « ça fera bien l’affaire pour commencer, je la referai plus tard ». Spoiler alert : plus tard, c’est souvent… jamais 😅. Entre-temps, ta gamme s’est agrandie, chaque nouvelle référence a eu droit à sa petite variante, et aujourd’hui, sur l’étal du marché, dans le rayon de l’épicerie fine ou du magasin bio, tes produits n’ont plus aucune cohérence visuelle entre eux.
Instant révélation 👉🏼 : ton prospect ou ta cliente, lui/elle, ne goûte pas avant d’acheter. Il/elle OBSERVE. Et se décide en quelques secondes avant de prendre ton produit ou… de le laisser en rayon.
Dans cet article, je te raconte comment on refait l’étiquette d’un produit alimentaire pour en faire un vrai atout marketing. Et comme je préfère le concret au blabla théorique, je m’en vais t’illustrer mon propos avec un projet (bien réel) que j’ai mené pour une entreprise du Sud Manche, qui produit à Cuves de la spiruline bio : la refonte des étiquettes de RessourSée.
1. Refonte d'étiquette alimentaire : de quoi parle-t-on exactement ?
Refaire l’étiquette d’un produit alimentaire, c’est reprendre le design de ton(tes) étiquette(s) existante(s) pour la(les) rendre plus lisible(s), plus cohérente(s) et plus fidèle(s) à la qualité de ton(tes) produit(s). Tout ça en gardant, bien sûr, l’ensemble des mentions obligatoires.
Attention, une refonte, ce n’est pas tout jeter pour repartir de zéro (ça, c’est une création). Vois ça plutôt comme un grand rangement de printemps : on garde ce qui fait ton identité (ton nom, tes valeurs, parfois ton logo, ces petits repères que tes client·e·s connaissent bien) et on remet de l’ordre dans tout le reste.
2. Les signes que ton étiquette a besoin d'un coup de pep's
Pas besoin d’être graphiste pour sentir si quelque chose cloche. Si tu te reconnais dans au moins un de ces points, il est peut-être temps de moderniser tes étiquettes… et qu’on en cause :
• Tu ne sais plus où poser les yeux > le nom de ton produit se noie entre les ingrédients, les labels, les conseils d’utilisation… tout est au même niveau donc plus rien ne ressort.
• Ta gamme ressemble à un patchwork > une typo par-ci, une couleur par-là, un format différent pour la dernière référence (parce que l’imprimeur n’avait plus l’ancien en stock, oui, ça arrive plus souvent qu’on ne le croit 😏).
• Ton étiquette ne dit pas qui tu es > ton produit est artisanal, bio, haut de gamme… mais ton packaging, lui, dit plutôt « fait à la va-vite avec les moyens du bord ».
• Tu vises de nouveaux revendeurs > les épiceries fines, les cavistes, les magasins de producteur·rices regardent AUSSI la présentation du produit. Et ils ont l’embarras du choix.
• Quelque chose a changé > nouvelle certification, nouvelle recette, nouvelle adresse… puisqu’il faut de toute façon réimprimer, autant en profiter pour tout remettre à plat.
3. Étude de cas : RessourSée 👉🏼 de la spiruline bio en direct du Sud Manche
RessourSée, c’est une entreprise locale installée à Cuves, dans le Sud Manche, qui cultive, transforme et conditionne sa propre spiruline bio. Avec beaucoup de soin et une vraie exigence de qualité (le genre de client·e·s qui me donnent envie de me lever le matin, clairement).
Le point de départ. Leurs produits étaient déjà très bons. Leurs étiquettes, elles, méritaient un petit coup de pep’s ! Des informations très denses, des typographies qui partaient un peu dans tous les sens, aucune unité entre les références… Résultat : la gamme ne reflétait ni la qualité de ce qu’il y avait dans le tube, ni le côté artisanal et premium de la marque.
Ce qu’on m’a confié. Quatre étiquettes à repenser, non pas une par une, mais comme une vraie famille :
- la spiruline en brindilles ;
- la spiruline en poudre ;
- la spiruline en comprimés ;
- le Sobasio, leur condiment céréales & spiruline inspiré du gomasio japonais (le gomasio, c’est ce mélange de sésame grillé et de sel qu’on saupoudre un peu partout).
L’objectif ? Moderniser l’ensemble sans perdre l’ADN naturel, bio, authentique et accessible de RessourSée. Pas de révolution, donc. Plutôt remettre de l’ordre et créer une vraie cohérence visuelle.
MA VERSION 👇🏼
- La spirale comme fil rouge. C’est la forme de la spiruline vue au microscope, mais aussi un symbole d’énergie, de mouvement et de vitalité. Elle relie toutes les références entre elles.
- Une couleur par produit. Chaque étiquette a sa propre palette, tout en restant reconnaissable comme membre de la même tribu.
- Un duo de typos. Une serif expressive et chaleureuse pour les noms des produits, une sans-serif toute simple et bien lisible pour les mentions techniques et réglementaires.
- Le kraft, cet ami exigeant. Les étiquettes se posent sur des tubes en kraft alimentaire. Cette matière brut est superbe, j’ai donc opté pour des couleurs claires et vives pour que l’ensemble ressorte au mieux.
Et le résultat, je te laisse en juger (et je te laisse aussi lire ce qu’en dit Margaux, de RessourSée, parce qu’avouons-le, ça fait chaud au ♥️) :
« Pauline est à l’écoute et cerne rapidement les attentes. Elle s’adapte naturellement et elle est très réactive. »
4. Comment je m'y prends pour refaire une étiquette (en 6 étapes)
Tu te demandes peut-être ce qui se passe concrètement entre le moment où tu me confies la précédente version de tes étiquettes et celui où tu reçois les nouvelles… alors lis la suite :
1/ Je mets tout à plat. Qu’est-ce qui fonctionne ? Qu’est-ce qui gêne la lecture ? Qu’est-ce que tes client·e·s reconnaissent et qu’il ne faut surtout pas toucher ?
2/ Je trie et hiérarchise. Nom du produit, mentions légales, labels, conseils d’utilisation, petite histoire de la marque… On décide ensemble ce qui doit se voir en premier, puis dans un deuxième temps, et enfin ce que l’on met au dos.
3/ Je pense en gamme et pas en étiquette isolée. Une même structure pour toutes les références, et une variable qui change (souvent la couleur). Comme ça, on reconnaît ta marque de loin, et on distingue chaque produit de près.
4/ Je choisis les typos. En général, une typo avec du caractère pour le nom du produit, une typo ultra lisible pour les petits textes. Deux suffisent, 3 grand grand maximum (au-delà, ça devient la fête du slip typographique 🤪).
5/ J’adapte au support. Kraft, papier blanc, transparent, pot en verre, bouteille, tube… Le même visuel ne rend pas du tout pareil d’un support à l’autre. La taille, la forme et la matière se décident avant de créer, pas après.
6/ Je prépare les fichiers pour l’imprimerie. Fonds perdus, traits de coupe, couleurs en CMJN, textes vectorisés… C’est la partie invisible du boulot, mais c’est elle qui t’évite les mauvaises surprises au moment de recevoir tes rouleaux d’étiquettes.
Ta force, c’est ton ancrage local et ton savoir-faire. Alors ton territoire, ton histoire, tes engagements et tes valeurs : montre-les fièrement sur ton étiquette produit alimentaire car c’est un vrai atout pour ton produit !
5. Mentions obligatoires sur une étiquette produit alimentaire : comment tout caser (avec style !)
Soyons honnêtes, c’est LE casse-tête du packaging alimentaire : faire tenir les labels, les mentions légales, le tableau nutritionnel ET un style graphique qui donne envie… sur quelques centimètres carrés 😅.
Pour un produit préemballé, on retrouve notamment :
• la dénomination de vente (ce qu’est ton produit, tout simplement) ;
• la liste des ingrédients, avec les allergènes bien mis en évidence ;
• la quantité nette ;
• la DLC ou la DDM (date limite de consommation ou date de durabilité minimale) ;
• le nom et l’adresse du fabricant ou du conditionneur ;
• le numéro de lot ;
• la déclaration nutritionnelle, pour la plupart des produits transformés ;
• les conditions de conservation et d’utilisation, si besoin ;
• les mentions liées à tes labels (pour le bio : le logo européen, le code de l’organisme certificateur et l’origine des matières premières).
Et pour corser le tout, la réglementation européenne impose une taille minimale pour ces mentions : 1,2 mm de hauteur de « x », ou 0,9 mm sur les tout petits emballages.
Petit point à ce sujet (à ne pas négliger) : je suis graphiste, pas juriste. Cette liste dépend de ton produit, et c’est à toi (avec ton organisme certificateur ou la DDPP de ton département) de valider le contenu. Mon job à moi, c’est de le rendre clair, lisible et joli. Et crois-moi, il y a déjà de quoi faire !
Mes astuces pour que tout cohabite :
• face avant = l’envie = le nom, la marque, le visuel / au dos = l’info = les détails techniques derrière ;
• des blocs « texte » bien organisés = ingrédients, nutrition, conservation… chaque info a sa place, et c’est la même pour toute la gamme (ta/ton client·e doit savoir où chercher, sans réfléchir) ;
• une typo LISIBLE (même en tout petit) = on choisit une police qui reste claire même à quelques millimètres, d’autres deviennent illisibles dès qu’on les réduit ;
• du contraste, du contraste, du contraste ! = on teste toujours sur le vrai support avant de lancer l’impression, pour vérifier que tout est bien visible/lisible sur l’étiquette.
6. Et ça coûte combien, tout ça ?
La fameuse question 😉. Et la réponse honnête, c’est… ben ça dépend ! Du nombre de références, de la quantité d’infos à mettre en page, du support, d’éventuelles illustrations sur-mesure… Refaire une seule étiquette, ce n’est pas le même travail que construire le système graphique d’une gamme de quatre produits.
Ce que je peux te dire, en revanche, c’est qu’une étiquette bien pensée dès le départ te fait gagner du temps (et des sous) à chaque nouvelle référence : la forme est là, il n’y a plus qu’à la décliner. On est donc ok qu’on parle bien ici d’un investissement, et pas d’une énième dépense pas indispensable.
Si tu veux comprendre ce qui se cache derrière les tarifs d’une graphiste freelance, j’ai écrit un article qui décortique tout ça, sans langue de bois 👇🏼
Pourquoi faire appel à moi, une graphiste de Normandie, pour refaire tes étiquettes produits ?
Une refonte, ce n’est pas une création à partir de zéro : on ne part pas d’une page blanche, mais bien de ton étiquette actuelle. On garde ce qui fait ton identité, les repères que tes client·e·s connaissent bien (ton logo aussi, s’il fonctionne ; et si tu te demandes à quoi il sert vraiment, j’en parle ICI), et on améliore la lisibilité, la cohérence et l’impact. Ta clientèle reconnaîtra donc toujours ton produit… mais beaucoup + facilement ! Côté timing, compte quelques semaines entre l’analyse, les propositions et les fichiers prêts à imprimer, et le délai d’impression (ce qui te donne le temps d’écouler ton stock d’anciennes étiquettes, on ne gaspille pas, hein 👀).
Tu as mis du temps, de l’énergie et une bonne dose de toi-même dans ton produit. Ton étiquette doit raconter tout ça en un coup d’œil : qui tu es, d’où tu viens, et pourquoi ce que tu fabriques est UNIQUE en son genre.
Alors, tu as un projet de création ou de refonte d’étiquettes pour un produit fabriqué dans la Manche ou ailleurs dans la région ? Travailler avec une graphiste de Normandie, c’est partager le même territoire et les mêmes repères : les marchés du coin, les épiceries fines et les magasins de producteur·rices où ton produit va atterrir, ce qui parle aux gens d’ici… et ce qui ne leur parle pas du tout ! On se comprend vite, on parle le même langage, et on peut toujours se retrouver pour parler de tes produits de visu (ou en visio, parce que – toi-même tu sais – le prix du carburant, c’est plus possiiiiiible 😩). Je serais ravie qu’on en cause autour d’un café (ou d’une tisane, je ne suis pas sectaire 😜) !
À très vite 👋🏼
Pauline
Photographies : © Studio Maud Cachot ; Studio le 81 ; Sambathdara95 & Magnific.